Objets connectés et Do It Yourself : que feront les marques?

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Objets connectés et Do It Yourself : que feront les marques?

418148 BrewbotChalkUn des avantages d’être à la fois consultant marketing et entrepreneur sur plusieurs secteurs d’activité (bière, spiritueux, vente en ligne de vins) est que cela me permet d’être nourri d’idées, de stimulis, « insights » en permanence grâce à un réseau important de relations, par la lecture d’innombrables sites web et newsletters et bien entendu par la réalisation de projets concrets pour mes clients qui projettent leur marque en avant.
Charge à moi ensuite de faire le tri, de regrouper, recouper des informations, faire des associations d’idées, de voir le rythme auxquelles des innovations avancent pour les intégrer dans mes recommandations stratégiques.

Aujourd’hui, je mettrai en parallèle deux informations :

1. le rythme des 3 révolutions numériques et des trois vagues d’internet, avec quelques statistiques de Goldman Sachs diffusées récemment :
– 1996-2015 (19 ans) : connexion au net d’1 milliards de PC
– 2006-2020 (14 ans) : connexion au net de 6 milliards de smartphones
– 2011-2020 (9 ans) : connexion au net de 28 milliards d’objets (montres, voitures, thermostats…)

2. Le lancement à rythme soutenu d’objets connecté orientés Do It Yourself, redonnant le pouvoir du choix et la création au consommateur, connecté en tribus.
Ces « machines » permettent de créer à domicile un produit jusqu’alors uniquement fabriqué à échelle industrielle. Ces objets ont le plus souvent les caractéristiques suivantes :

  • lancement initial en mode crowdfunding (sur des plateformes généralistes du type Kickstarter, Indiegogo ou KissKissBankBank, ou thématiques – voir mon article sur FundoVino ici), permettant non seulement un financement indépendant des banques mais surtout la création d’une communauté et l’intégration des souhaits / feedback consommateur avant même la sortie du produit.
  • Simplification des process techniques grâce à la « magie » des objets connectés / interactifs (smartphone = télécommande universelle)
  • Mise à disposition des ingrédients / matières premières sur une boutique en ligne (fidélisation, marge)
  • Partage des recettes / des créations et interaction permanente avec la communauté (réseaux sociaux)

Deux exemples dans le monde de la bière : Brewie et BrewBot qui permettent à tout amateur de créer sa propre « picobrasserie » à la maison, pour créer environ 20 litres de bière et une infinité de recettes.

QUE FERONT LES MARQUES « ANCIENNES »?

C’est pour moi la question clé : quel rôle doivent et / ou peuvent jouer les marques, acteurs traditionnels de la grande consommation face à ces tendances qui sont une remise en cause de la chaine de valeur des 50 dernières années? Pourrait on imaginer Heineken donner sa recette et vendre les ingrédients pour permettre aux amateurs de brasser à la maison « leur » Heineken? L’idée n’est pas si saugrenue! Lors de mon séjour en Australie, des marques nationales de bière vendent en grande surface des « kits » pour faire sa bière à la maison (voir l’article ici). Le projet du Groupe Pernod Ricard OUR VODKA est une direction dans ce sens aussi, quoiqu’à une échelle plus grande.

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